Lauriane Soret explore les mystères lumineux des atmosphères de Mars et de Vénus
Chercheuse au Laboratoire de Physique Atmosphérique et Planétaire (LPAP) de l’Université de Liège, Lauriane Soret a décroché un mandat de Chercheur qualifié du FNRS. Une étape importante qui va lui permettre de poursuivre ses recherches sur les phénomènes lumineux se produisant dans les atmosphères de Mars et de Vénus.
S
on projet intitulé « Dynamique et composition des atmosphères supérieures de Mars et de Vénus à travers l'airglow et les aurores », s’inscrit dans un domaine en pleine évolution. Longtemps considérées comme dépourvues de véritables aurores en raison de l’absence de champ magnétique interne global, Mars et Vénus ont pourtant surpris la communauté scientifique ces dernières années. Depuis la première détection d’aurores martiennes en 2005, une diversité inattendue de phénomènes auroraux – très différents de ceux observés sur Terre - a été mise en évidence. "Des aurores commencent même à être observées dans le domaine du visible, sur Vénus et sur Mars! se réjouit la chercheuse. Cela constitue des avancées importantes pour notre compréhension des interactions entre l’atmosphère de ces planètes et le vent solaire."
À travers l’analyse des aurores et de l’« airglow » (des émissions lumineuses induites par le rayonnement solaire), Lauriane Soret cherche à mieux comprendre les interactions entre particules solaires, champs magnétiques résiduels et atmosphères planétaires. En combinant les observations issues de missions spatiales - telles que MAVEN, Mars Express, EMM ou encore Venus Express - et les simulations numériques de pointe, elle vise à caractériser finement la composition, la dynamique et les réponses atmosphériques aux variations externes, comme l’activité solaire.
Mais ses recherches ne s’arrêtent pas à la compréhension de ces deux planètes. Elles offrent également des clés pour anticiper les effets des tempêtes solaires sur de futurs astronautes sur Mars, ou encore pour enrichir notre connaissance des exoplanètes sans champ magnétique, potentiellement similaires à Mars ou à Vénus.
Ce goût pour l’espace, Lauriane Soret le cultive depuis l’enfance. Fascinée par l’univers, elle a trouvé un chemin qui allie rigueur scientifique et rêve d’ailleurs. Après un double diplôme d’ingénieure à Télecom Physique Strasbourg et d’un Master Recherche à l'Université de Strasbourg, Lauriane Soret rejoint l’Université de Liège en 2008 pour y effectuer un doctorat en sciences spatiales. Depuis, elle développe ses recherches au LPAP en collaboration étroite avec l’Agence spatiale européenne (ESA) aux travers de différentes missions spatiales.
